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L'osmose
etant une maladie naturelle du
Polyester, on la retrouve souvent
sur les bateaux qui ont plus de 10
ans. L' expert definira avec vous le
taux d' hygrometrie de la coque, et
ainsi vous proposera un traitement
adapté à votre bateau, et suivant
votre budget. L'expert sera à vos
cotés tout au long du traitement
anti osmose pour valider la qualité
du travail realisé tout au long du
chantier.
Qu'est ce que l’OSMOSE ? Comment
verifier l'etat de votre bateau ?
L’osmose est un phénomène physique
dans lequel une solution à forte
concentration absorbe, à travers une
paroi semi-perméable, un solvant,
dans notre cas de l’eau, tendant
ainsi à égaliser la concentration de
la solution de part et d’autre de la
paroi. Le volume, et de ce fait la
pression, de la solution concentré
augmenteront, cette dernière pouvant
atteindre 6 à 7 Kg/cm², provoquant
la déformation de la paroi. Mais
pour que l’osmose puisse se
développer, il faut tout d’abord que
la paroi, le gel-coat en
l’occurrence, ne soit pas
imperméable et ensuite, que l’eau
dans un premier temps pénètre par
capillarité (ou soit déjà présente
dans le stratifié) et dans un
deuxième temps trouve des produits à
dissoudre par hydrolyse, permettant
la formation d’une solution à haute
concentration. Ces produits se
trouvent soit dans le gel-coat, soit
dans la résine ou ses adjuvants
constituant la matrice du stratifié,
soit dans les composants du liant
assurant l’association entre les
fibres et la résine. Les cloques
relevant de l’osmose sont
reconnaissables à la pression qui y
règne et à l’acidité du liquide
(ph<6 “acide acétique”) qui dégage
une forte odeur de vinaigre.
Le cloquage des carènes en stratifié
polyester peut être dû à de
nombreuses causes. La dimension de
ces cloques peut aller de quelques
millimètres à plusieurs centimètres,
de leur répartition, homogène ou
localisé, de leur forme, qui peut
permettre d’en diagnostiquer la
cause, les cloques peuvent se situer
à trois niveaux de l’épaisseur du
bordé:
- Entre antifouling et le gel-coat,
elles révèlent des problèmes de
peintures classiques: surface ni
sèche ni propre, mauvais mélange des
composants, impuretés, solvant trop
abondant ou inadapté, compliqués par
la répartition spécifique des
surfaces et par la présence des
sous-couches de primaires
nécessaires à l’accrochage des
peintures.
- Entre le gel-coat et le stratifié
proprement dit elles peuvent être
dues à des causes multiples liées à
la qualité du gel-coat et de sa mise
en oeuvre.
- A l’intérieur du stratifié, en ce
cas est généralement lié à une
absortion d’eau par capillarité le
long des fibres de verre.
TRAITEMENT DE L' OSMOSE
Tous les
bateaux
polyester
sont ou
seront
atteint de
l’osmose.
Comment se
détecte-elle
: Le plus
souvent par
de petites
cloques
déformant le
gelcoat.
Toutefois
celle-ci
peut-être
plus
insidieuse
et ne pas
avoir de
symptômes
très
apparents.
D’ou
vient-elle :
Les résines
polyester ne
sont pas
imperméables
à l’eau, on
protège la
résine par
une couche
pratiquement
étanche : le
gelcoat.
Toutefois
celui-ci, à
la longue
laisse
passer de
l’eau, soit
par l’usure,
soit par
micro-fissure.
On pense
aussi que le
nettoyage à
l’eau sous
pression est
un facteur
aggravant.
Que dois-je
faire en cas
de cloque :
Il n’est pas
forcément
nécessaire
d’agir
immédiatement.
Le mieux est
dans ce cas
de
s’adresser à
un expert
qui va
mesurer le
taux
d’humidité
de la coque.
Ce taux
mesuré tout
de suite
après la
sortie d’eau
du bateau
(le fait que
la coque
soit
mouillée n’a
pas
d’importance),
vous
indiquera si
un
traitement
est à
prévoir
rapidement.
Le
traitement :
Il s’agit de
retirer la
couche de
gelcoat qui
enferme
l’humidité,
de rincer à
l’eau douce
plusieurs
fois la
coque pour
enlever
toute traces
d’acide
acétique, et
de laisser
sécher. La
vitesse de
séchage sera
d’autant
plus rapide
que le
rinçage aura
été abondant
et répété.
Ensuite on
applique les
produits de
protection
choisit, à
base de
résine époxy
le plus
souvent.
Nos experts
sont
spécialisés
dans la
détection et
le suivi du
traitement
osmotique.
Consultez
nous !
PROBLÈME D’OSMOSE
Depuis plusieurs années, un
phénomène est apparu qui montre, que
la durée de vie des coques en
stratifiés polyester pourrait être
moindre que ce l’on pensait
généralement. La progression du
nombre de coques cloquées est
significative de 1 à 2 % selon les
constructeurs, de 10 à 20 % selon
les experts et les chantiers de
réparations. Dans la première moitié
de la décennie soixante-dix,
principalement dans les pays
anglo-saxons, le phénomènes était en
tout état de cause alarmant pour que
des enquêtes et des études soient
entreprises par: SBBNF (Ship and
boatbuilders national federation) en
Grande-Bretagne, NNMA (National
marine manufacturers association)
aux Etat-Unis, ou par l’ICOMIA
(International council of marine
industry association) au niveau
international. En france, en dehors
des navires importés l’osmose a
atteint un niveau significatif à
partir de la seconde moitié de la
décennie soixante-dix. En France
l’INERN (Institut national d’essais
et de recherches nautiques) étudie
et fournit un rapport en 1986.
L’OSMOSE ET LE VIEILLISSEMENT
NATUREL DES STRATIFIES POLYESTERS
Tous
les matériaux vieillissent, qu’ils
s’agisse de l’oxydation des métaux,
de l’érosion de la pierre, du
pourrissement des bois. Ce
vieillissement est une évolution
lente et irréversible d’une ou
plusieurs propriétés du matériau.
Les “plastiques” et particulièrement
le polyester, d’autant qu’ils se
trouvent en milieu agressif, y sont
sensibles comme les autres; le
bateau sans vieillissement ni
entretien n’existe pas, ce n’est
qu’un mythe. Toute matière d’origine
organique absorbe de l’eau, il est
possible de ralentir le phénomène
mais pas de le supprimer totalement,
même avec des peintures “étanches”
qui elles aussi se dégradent. Il y
aura fatalement au cours du temps,
une altération des propriétés comme
de l’aspect, la résistance
mécanique, la perméabilité.
Toutefois on constate que l’omose
touche plus rapidement les coques en
eau douce, et en eau chaude (lac
intérieur, Méditerranée).
Il est faux,
toutefois, d’affirmer que tous les
bateaux en stratifié verre/résine
seront rapidement sujets à des
problèmes de cloquage des oeuvres
vives, souvent improprement
attribués à des processus d’osmose,
et que faute de traitement curatif,
et même préventif, tous ces bateaux
seront voués à une dégradation plus
ou moins lente de leur aspect, voire
de leur structure.
Il ne faut pas
confondre hydrolyse et osmose d’un
gel-coat.
LES CAUSES DE L'OSMOSE
Mise en oeuvre et
qualités de produits
La sélection
des produits et les méthodologies de
production sont les premiers
critères pour prévenir l’osmose. La
cohérence des échantillonnages entre
aussi dans ces éléments.
L’utilisation
de gel-coat de qualité douteuse et
la mise en oeuvre sont les causes
les plus courantes de l’osmose:
résines de basse qualité, pigments
ou adjuvants hydrophiles, proportion
de diluant trop importante,
microbulle d’air, présence de sous
produits gras (huile du au
compresseur...), épaisseur trop
faible ou trop épaisse et
irrégulière, mauvais dosages
entraînant des fissurations;
application trop rapide du premier
mat entraînant une dissolution du
gel-coat et son transpercement par
les fibres de verres.
L’utilisation
de résine “ISO” à base d’acide
isophatalique à faible reprise d’eau
pour les gel-coats et la
stratification est une garantie pour
le plaisancier.
Au cour de la
stratification de la coque
l’utilisation: de résine trop diluée
au styrène qui ramollit le gel-coat,
de mat au liant mal adapté,
accompagnés de mauvaises conditions
d’hygrométrie et de température, de
débullage insuffissant de la
stratification, de mauvais contrôles
de la polymérisation et de la
régularité du rapport résine/verre,
de l’absence de post cuisson qui
permet de réduire le styrène libre
présent dans le stratifié; limite la
formation de microbulles dans les
diverses couches.
L’utilisation
depuis quelques années de résines à
bas pics exothermiques, à temps de
vie en pot allongée pour permettre
une stratification en continu de
fortes épaisseurs, a des
conséquences graves. Ces résines
sont en effet beaucoup moins
tolérantes quant à la précisions de
leur température de polymérisation,
et l’on constate des chutes
importantes de caractéristiques
mécaniques. L’utilisation de ces
résines promotorées malgré un gain
de productivité semble incompatible
avec le maintien de la qualité.
La sélection
des matériaux est primordiale,
l’exemple au milieu de la décennie
quatre-vingt ou la présence de
dyéthylène-glycol empêchant une
polymérisation complète, qui a été
le vecteur d’une vague de coques
osmosées sans précédents. Les faits:
plusieurs centaines de bateaux
construits entre 1983 et 1985 dans
divers chantiers européens ont eu
une atteinte osmotique dés les
premières semaines parfois même sur
les aires de stockage des chantiers.
Après une étude parfois difficile vu
la discrétion de certains, un
catalyseur distribué par plusieurs
sociétés en Europe a été mise en
cause par la présence de
dyéthylène-glycol en tant que
solvant à des taux de 16 à parfois
prés de 50% alors qu’un pourcentage
de 4% est considéré comme le maximum
tolérable pour ce produit hautement
hydrophile en place du
diméthylphtalate dans le péroxyde.
Ces bateaux qui normalement ont été
traités sont à surveiller.
Entretien
Le manque
d’entretien et de surveillance sont
souvent une cause de mise en route
d’un processus d’osmose. La
dégradation naturelle d’un gel-coat
commence à être significative à
partir de 5 à 6 ans, mais cette
couche de protection qui ne fait que
400 à 500 microns d’épaisseur doit à
elle seule assurer la protection de
la structure. Le gel-coat n’étant
pas prévu pour subir des agressions
mécaniques, l’utilisation de
nettoyeur haute pression , spatule
métallique, ponçage ne font
qu’accélérer la dégradation de
celui-ci. La vigilance est surtout
constituée par un contrôle visuel et
la recherche systématique de tous
endommagements, éclatements,
fissures, farinages, micro bulles.
La réfection de ces petits dégâts ,
aprés un séchage complet,doit être
faite sans délai et exclusivement à
l'aide de système époxy pour les
masticages et/ou de cycle
polyuréthanne complet, l’utilisation
de système polyester étant
formellement poscrie. La vigilance
doit être apportée aux oeuvres de la
même manière. Un farinage du
gel-coat sur les oeuvres mortes doit
être repris par une application d’un
système polyuréthane bi-composants.
Le
vieillissement de la structure
Au
cour de l’utilisation du bateau qui
subit des efforts mécaniques
conséquents, les chocs, les cycles
de flexions, compressions, les
agents atmosphériques (uv) et
chimiques (hydrolyse), peuvent faire
perdre au gel-coat par des fissures,
farinage, microbulles ou délaminage,
son étanchéité. La présence
d’humidité dans les couches de
stratifiés peut par destruction de
l’enseminage des fibres provoquer un
délaminage des couches de
stratifiées et donc une
détérioration de l’homogénéité de la
structure de la coque. Il est de
première importance, de ne pas
laisser un processus d’osmose se
développer, car la dégradation de la
structure tout en étant liée aux
efforts subits et inéductable, mais
pas forcément visible.
QUELS SONT LES TRAITEMENTS CONTRE l'
OSMOSE ?
Avant
de ce préoccuper de la remise en
état, il est capital d’évaluer les
dégâts. De la qualité de cette
expertise dépendra la qualité et la
durabilité de la réfection. Il faut
d’abord définir s’il s’agit d’une
simple hydrolyse de gel-coat ou
réellement d’osmose. Une élimination
du gel-coat par sablage ou pelage
permettre une réelle évaluation des
endommagements. l’élimination des
zones cloquées sera effectuée par le
même moyen. L’utilisation de
ponceuses électriques n’est pas à
mon avis un moyen fiable, atteindre
le fond des cloques est quasiment
impossible , l’échauffement de la
résine rebouche certaines
microbulles, emprisonnant de l’air.
Un pelage du gel-coat associé avec
un sablage à l'eau chaude donne de
trés bon résultats.
Suite à ce
décapage mécanique, il est
indispensable de laver abondamment
la coque au jet haute pression afin
d’éliminer les produits d’hydrolyse.
Des traitements neutralisant l’acide
acétique qui ne sèche pas à l’air
apparaisse aujourd’hui sur le
marché, l’utilisation de ceci est
peut être à envisager car l’acide
acétique est un détergent des bases
aminés contenues dans les
durcisseurs de certains systèmes
époxy, cela à pour conséquences des
défauts de polymérisation des
résines de réfections qui peuvent
être poreuses. Mais il faut être
prudent à l'utilisation de produit
sur un stratifié osmosé car diverses
réactions chimiques peuvent se
produire par exemple : alcool sur
acide -->la formation d'acétate.
D’un séchage
parfait dépend la longévité du
traitement et de sa qualité.
l’utilisation d’un local chauffé où
l’on entreposera le bateau s’impose.
Il est essentiel que l’humidité
présente dans le stratifié soit
éliminée totalement. Le séchage en
extérieur parfois seul possible pour
des raisons financières ou de
disponibilité de locaux appropriés
est un sérieux handicap. Il faux
dans ce cas utiliser tous moyens de
protections qui permettent de
limiter le contact avec les forts
taux d’humidité. Le chauffage de
l’intérieur du bateau, un
condensateur réduisant l’importance
de l’humidité due à l’augmentation
de l’hygrométrie de l’air réchauffé.
L’utilisation du vide partiel
peut-être une aide pour parvenir au
but fixé. Ne pas oublier que toute
présence d’humidité dans le
matériaux est la principale cause
d’osmose. De toute manière le temps
de séchage sera de plusieurs mois
selon la quantité d’eau présente et
la rapidité de son élimination. Le
mastiquage peut alors intervenir,
seul l’emploi de système époxy est à
retenir à l’exclusion de tout autre.
Après plusieurs passes d’enduits il
ne reste plus qu’a effectuer un
cycle de finition avec des époxys ou
polyuréthanes. Il est à retenir que
ces cycles feront office de gel-coat
et que leur application devra être
soignée. Il faut toujours protéger
un enduit même époxy car les charges
du mastic peuvent être relativement
hydrophiles. De toutes façons il est
impératif de suivre à la lettre les
conseils d’utilisations des
fabricants de produits et éviter les
mariages entre marques.
En conclusion
de ce chapitre, la réfection est un
travail très délicat, qui est
difficile pour un particulier,
d’autant plus qu’il est difficile de
poser un diagnostic exact avant de
traiter les causes.
La
prévention
La première
prévention est la qualité de
l’entretien comme déjà souligné. On
peut envisager sur un bateau neuf
l’utilisation d’un film époxy après
une préparation d’usage.
Sur un bateau
plus ancien, la même méthodologie
peut-être employée avec une
préparation plus difficile, car il
faut se garantir contre l’inclusion
d’humidité et un décapage mécanique
suivi d’un séchage long est
nécessaire. L’état des fonds du
bateau est à surveiller de prés, la
stagnation d’eau de ruissellement
due à la condensation, aux
infiltrations (presse étoupe
etc...). Souvent la qualité de
finition de ce revêtement laisse à
désirer, une réfection de celui-ci
est à envisager.
Attention au
polish à base de silicones qui peut
attaquer le gel-coat, il est
préférable d’utiliser des polish aux
polymères. Il semblerait aussi que
l’utilisation de certain antifouling
contenant des choloroprènes dégrade
les gel-coats.
Attention au
nettoyeur haute pression, spatule
métallique ... lors des carénages.
Il est évident
qu’une fabrication soignée
:(contrôle et respect de
l’hygrométrie, température ...
utilisation de résines isophtaliques
pour le gel-coat et la
stratification, application du
premier mat avec liant poudre, grand
soin lors de l’application du
gel-coat et du débullage, post
cuisson...) retarde le veillissement
dû à l’osmose. Seul un entretien
respectueux du bateau sera
nécessaire pour une utilisation sans
problèmes.
Les
produits de substitution
Les résines
vinylesters ont de meilleures
caractéristiques
mécaniques,supérieures aux
orthophtaliques et offrent une
faible reprise d’eau, mais leur coût
est deux fois supérieur et leur mise
en oeuvre plus délicate.
Les résines époxys sont
synthétisées à partir du bisphénol
et de l’épichlorhydrine. Les époxys
de part leur composition n’ont pas
de reprise d’eau, ni d’évaporation
de solvant (aucun retrait). Mais
leur coût est cinq fois supérieur et
leur mise en oeuvre est très
délicate.
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